Résumé:
Un équipage de marines puritains chargé de livrer une mysterieuse cargaison sur la planète PCW9512 "trou du cul de l'univers" dirigés par un capitaine névrosé qui les abandonne au premier signe d'une anomalie et forcé d'atterir sur la dite planète bien evidement squattée par nos amis à tête de courgette...

A la lecture du résumé, l'intrigue peu paraitre un peu desuette voir naïve mais ça serait sous-estimer le talent de Dave Gibbons, dessinateur, encreur et surtout scénariste déja responsable de nombreux succès tels que Watchmen (avec Alan Moore) ou Give me Liberty (Avec Frank Miller). L'homme habitué à faire equipe avec des "pointures" ne change pas ses habitudes avec Mike Mignola, partenariat qui tombe bien étant donné que , comme tout le monde le sait, mysticisme et créatures fantastiques sont ses thèmes de prédilection. Et c'est bien de cela qu'il s'agit puisque le lecteur est rapidement plongé dans l'ambiance qui caracterise ses planches , à savoir l'atmosphère pesante et étouffante qui se dégage des masses de noir qui, ajouté au contexte inhérent à la série Alien (espaces clostrophobiques, couloirs de navette sombres, vide spatial...) nous offre une conjoncture graphique interessante.
Le thème de l'album n'est, il faut bien s'en douter compte tenu de ses auteurs, pas aussi simple qu'on pourrait le croire. Le pathétique Capitaine Foss qui s'enfuit en laissant ses hommes à "la bête" et qui est ensuite rongé par les remords prie Dieu pour le salut de son âme, car c'est bien du thème du pardon ou plus précisément de sa version pieuse, la rédemption, dont il s'agit (comme le titre l'indique).
L'alien symbolise bien evidement l'Antéchrist, créature tapie dans l'ombre qui attend la moindre erreur de sa victime pour fondre dessus, tel le Malin en attente du pêché. La créature, comme le remord, pourchasse d'ailleurs Foss jusque sur la planète ou il s'est enfuit. Une thèmatique bien pensée et un mélange pertinent qui donnent toute sa saveur à l'album.

L'album est aujourd'hui au format standard US car la 1ère edition chez Dark Horse France (1993) était en A4 (Edition quasiment introuvable actuellement).
Pour finir, "Aliens: Salvation" est une très bonne BD à conseiller aux fans de Mignola (periode "early 90's") et d'Alien. L'essence des créatures de Giger n'a d'ailleurs n'a jamais été aussi sublime que sous la plume de Mignola. Avis aux amateurs!
Note du Fanboymètre: 9/10
"Aliens Salvation" en France chez Dark Horse (1993) et chez Wetta (2007)
"Aliens Salvation/Sacrifice" aux USA chez Dark Horse
par Ismah
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Mes travaux-Graphisme
Quelques Strips des mésaventures du pauvre Frank (Veto et représentant en chef des geeks binoclars) sans arrêt persécuté par les nanas de Liberty Meadows...
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par Ismah
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Artiste et sorties BD
En voyant cet exorciste à l'humour cynique, espèce de predicateur rock'n'roll faisant regulierement des allers et retours dans l'univers de "Swamp Thing" dès le #25, on pouvait facilement prevoir qu'il finirait bien par avoir son spin-off.
En effet John Constantine, créé par Steve Bissette, John Totleben et fortement façonné par Alan Moore pendant son run "The saga of Swamp thing: American Gothic" (On peut meme carrément dire que c'est lui qui a donné son identité au personnage) decroche sa propre série dès 1988. Le titre original "Hellraiser" a du être modifié à cause du film homonyme de Clive Barker qui sortait au meme moment.

Devenu "Hellblazer", la série éditée sous le label "Vertigo" (Label de DC spécialisé dans les comics pour adultes) raconte l'histoire de John Constantine revenu chez lui, en Angleterre.
"Victime" de ses dons de medium innés, il endosse malgré lui un rôle de médiateur entre les forces divines et infernales qui se combattent "clandestinement" sur terre.
Tantôt sauveur consciencieux, tantôt impitoyable et diabolique, il nous entraîne dans un univers occulte ou rien n'est impossible si l'on sait se faire de bons alliés... surtout quand ils s'appellent Nergal, Adramelech ou Belzebuth...
Contractant un cancer des poumons en phase terminale et promis à une eternité de tourments en Enfer, il a vendu son âme et ses services à 2 Archi-démons en echange de sa guérison. Ceux-ci utiliseront d'ailleurs le magicien comme instrument dans leur conquête terrestre mais c'est sans compter son astuce et son culot suicidaire qui lui permettront de bien souvent triompher, gravissant douloureusement les marches vers la rédemption dans un monde ou les âmes humaines sont monnayées comme des placements en bourse. On prend d'ailleurs beaucoup de plaisir à suivre les pérégrinations du pauvre homme sans cesse tiraillé entre sa volonté, souvent ephemère, de faire le bien et celle d'oeuvrer pour son propre salut.

Ce Constantine la est bien loin du "freluquet" raide comme un balai qui balance des slogans de prévention contre les risques du tabac incarné par le Keanu Reeves du film. De gauche "classe prolo" presque anarchiste, non-manichéen aux moeurs étranges et provocateur à la sexualité ambigüe, consommateur de toutes sortes de drogues dans sa jeunesse, autant dire qu'il est un personnage inhabituel pour le marché US. Il a d'ailleurs été régulièrement pris pour cible par les associations de "culs-bénis" anti-comics...mais fallait s'en douter, on ne peut pas impunément sniffer de la coke, baiser des succubes, reveiller les morts, invoquer des démons, possèder des gamines, laisser crever ses potes, ensorçeler son père et cracher sur le bon-Dieu sans attirer les foudres... et pourtant il nous parait bien moins immoral qu'il aurait pu l'être à la vue de la longue liste de méfaits dont il est responsable ^.^ mais c'est ce qui fait toute la subtilité du récit !
A lire donc pour tous les fans d'occulte et de démonologie accompagné d' un bon vieux Black Sabbath en fond sonore. La série compte en tout 230 numéros (a compter de ce mois) sans parler des differents spin-offs (Papa Midnite, Lady Constantine...), histoires annexes (Hellblazer special, Books of magic...) et apparitions de John dans d'autres séries (Swamp Thing, Sandman, Batman...)
Malheureusement les arcs scénaristiques parus en France se comptent sur les doigts de la main et sont bien loin de représenter la richesse de la série entière (Bien qu'ils soient très bons).
Bref, comme tout fanboy qui se respecte, c'est V.O obligatoire pour savourer pleinement les aventures du magicien de Liverpool...
Note du Fanboymètre: 10/10
Editions françaises (Hardcover):
Chez Toth:
Hard time (HB #146-150), Good intentions (HB #151-156), Freezes over (HB #157-163)
Chez Panini Comics:
Toutes ses machines (All his engines)
Site de fans: Straight to Hell
par Ismah
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Artiste et sorties BD
Une petite page hilarante parodiant la série "Marvel zombies" et une pub pour les gateaux "Hostees"...
par Ismah
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Artiste et sorties BD

Zack Snyder, nous avait déja prouvé sa capacité à se réapproprier une oeuvre par le très honorable et pêchu remake de Dawn of the Dead en 2004 (L'armée des morts en VF), le voila de retour aux commandes de 300, adaptation du comic book de Frank Miller et Lynn Varley sorti en 98 aux States (et récemment en France chez Rackham).
On aurait pu s'attendre à un film émasculé au propos polissé pour viser le grand public un peu à la manière d'un Troie ou d'Alexandre, mais c'est sous estimer le jeune réalisateur qui s'en sort plutôt bien, et cela sur tous les aspects.
Tout d'abord au niveau du script, aucune scène "vitale" présente dans la BD n'a été emputée meme si on dénote quelques petits problèmes de rythme, notamment à cause de l'intrigue parallèle, celle de la reine Gorgo, qui ne figure pas dans la BD et qui n'apporte rien au film (peut être un soupçon de féminité sans non plus tomber dans la démagogie). Mais de manière globale, le propos d'origine est respecté et on est bel et bien en présence des spartiates "hard-boiled" et sans concessions que nous promettait le trailer.
"...BECAUSE TONIGHT, WE DINE IN HELL !"
Au niveau musical, compte tenu de la bande-annonce, on pensait tout de suite à des batailles clipesques ou l'on voit de gros mâles body-buildés hurler à la mort en se charclant sur fond de riffs de grattes bien gras, mais encore une fois ils n'ont pas cédés à la facilité...
Afin de garder intact l'intention de Miller, qui était de nous offrir une fresque historique romancée soupoudrée de mythologie (sans pour autant tomber complètement dans le fantastique), la bande son se contente de thèmes "aux vents" et de chants grégoriens qui ne sont pas sans rappeler les péplums d'époque. Les instruments "électriques" n'étant présents qu'au compte-goutte pour justement éviter l'effet "MTV" et ainsi finir avec un Opéra-Rock comme le très naze Chevalier...
A noter juste quelques rajouts sonores un peu "too-much", comme le Roi Leonidas qui fait trembler la terre dès qu'il pose sa lance au sol, ou encore le bruit des capes spartiates dans le vent à faire rougir les voiles d'une flotte de 3 mâts...
En ce qui concerne le visuel, les erreurs de Sin city n'ont pas été commises (sans doute parce que Snyder est mieux organisé que Mister Robert "shoot & cut " Rodriguez), et meme si l'ont sent bien par moment un relatif manque de profondeur de champ, l'aspect diffus des decors dû au travail numérique en post-prod rajoute à la mythologie et contribue fortement à la "deification" volontaire des personnages. On se retrouve parfois en face d'éléments contemplatifs dignes de cases de BD sans le coté "story-board animé" de Sin city, aspect d'autant plus fort que la balance des couleurs est bien gérée et respecte le produit d'origine.
Bref, de beaux tableaux et de furieuses scènes épiques liés dans un tout qui s'assume, tout simplement.
Le film tient ses promesses en étant la preuve que l'on peut réaliser de bons films épiques en studio à condition que le propos d'origine coincide avec ce type de traitement.
Pour finir je dirais qu'il faut absolument (si en avez l'opportunité) voir le film en salle et en VO, les voix américaines bénéficiant d'un traitement par filtres dont la production française ne s'est pas encombré (pour changer...mais bon y'avait pas les voix de Thierry Lhermitte et Gérard Depardieu donc ça vaut pas le coup...).
A VOIR ABSOLUMENT !!!


par Ismah
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Cinéma et séries TV








